Splendid’s

Au 7e étage du Splendid’s Hôtel, sept gangsters américains sont encerclés par la police. Ils ont kidnappé puis étranglé la fille d’un millionnaire. Il n’y a pas de doute sur l’issue à venir : elle leur sera fatale. C’est le début d’une danse de mort où ils vont jouer à être ceux qu’ils n’ont jamais été. Sous le regard d’un flic fasciné qui a choisi de trahir son camp et de les rejoindre, les voyous tentent de retarder l’assaut.

Comme un écho à son film Un Chant d’Amour où il filmait le désir sexuel de prisonniers qu’épiait constamment un maton, Jean Genet construit dans Splendid’s un espace-temps sans échappatoire possible où chaque geste accompli et chaque phrase prononcée se lestent de non-dits tout en se heurtant à l’inéluctable. Il y a dans ce texte des inconscients qui se réveillent, des peurs d’où naissent les fantômes, des entreprises de séduction muées en jeux de massacre.

Arthur Nauzyciel poursuit ici une recherche esthétique entre théâtre et cinéma, qui brouille les frontières entre rêve et veille, réel et illusion. Présenté en anglais surtitré par une distribution d’acteurs américains et le comédien français Xavier Gallais, l’univers sensuel de Jean Genet est retranscrit ici par Arthur Nauzyciel avec l’aide de Scott Zelinski à la lumière, Riccardo Hernandez à la scénographie, Damien Jalet à la chorégraphie et le styliste José Lévy.

Les représentations seront précédées de la projection du film Un Chant d’Amour (1950) de Jean Genet. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, projection interdite aux moins de 16 ans.

Durée : film 24 mins + spectacle 110 mins

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